Journal de la Carto

Juin 2012

Info lecteur

Une centaine de voyages en nouveautés

    Vous avez choisi une approche “marginale” en géographie pour ce premier travail de recherche. Quelles compétences et quelles connaissances devez-vous mobiliser ?
    Dans mon cas, j'ai dû prendre contact avec les sciences naturelles et assimiler les fondamentaux. Je suis obligée d'aller puiser dans l'éthologie, dans l'urbanisme aussi, dans la sociologie. Concrètement, je vais chercher dans l'éthologie des éléments pour comprendre le comportement du pigeon, en sociologie un éclairage quant aux représentations et à la position de la société vis à vis de ces animaux, par la philosophie et le droit, je vais chercher à comprendre leur ”statut”, etc.
    Il me semble que de plus en plus de conférences, de masters sont portés par une forme de pluridisciplinarité. Mais cela n'est pas nouveau, c'est à la base de la pensée humaniste bien qu'il ait eu une nécessité de poser des frontières pour définir chaque science. Dans la réalité rien n'est cloisonné. Mais bon, je dois tout de même rester vigilante pour ne pas glisser dans l'éthologie !

    Avez-vous déjà une idée concernant un futur métier ?
    Si c'était possible, j'aimerais beaucoup exercer un métier où je puisse me consacrer à observer, étudier les espaces où une espèce animale x évoluerait.

    Comment accéder à l'information dans des disciplines connexes à la sienne ?
    On y arrive d'abord par des recherches personnelles. Les articles scientifiques ne sont pas nécessairement complexes, en revanche dans mon cas la difficulté consiste surtout dans le fait qu'ils sont pour la plupart publiés en anglais avec des termes que je ne connaissais pas forcément. Puis tout au long des recherches, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m'ont donné accès à davantage de documentation.

    Quels outils utilisez-vous pour ces recherches documentaires ?
    J'ai recours aux catalogues de différentes bibliothèques universitaires, au SuDOC, et à plusieurs bases de données (CAIRN/ JSTORE). Egalement, les documents vidéos et la filmographie m'ont aidée. Mais les bibliographies sont l'outil le plus précieux. Elles permettent d'identifier les fondamentaux (les Bibles du sujet !) et de percevoir comment d'autres chercheurs se positionnent par rapport au sujet. La bibliographie donne aussi la mesure de ce qui se fait (ou ce qui s'est fait) dans l'étude d'un sujet, quelles disciplines l'abordent et lesquelles le boudent.
    C'est très intéressant d'analyser cet aspect là. On considère notre étude au travers des tendances générales d'une époque. Aujourd'hui, concernant les pigeons, les études mettent l'accent sur la question du risque sanitaire, de la gestion qu'il faut en faire. Entre 1930 et 1970, on s'intéressait plutôt au pigeon voyageur, aux comportements de l'espèce, mais on ne le situait pas forcément dans la ville tel qu'on peut le voir aujourd'hui autour des thèmes de la biodiversité et de la ville durable.

    Et pour le jeune chercheur, quels conseils ?
    Toujours en appeller à la curiosité même s'il est fondamental de s'entourer de garde-fous qui permettent  de recadrer fréquemment la recherche. Il est très tentant et très facile de partir dans tous les sens. Dans le cadre d'un master, c'est le directeur de mémoire qui joue ce rôle.

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