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Informations - Recherche documentaire - Quelques ressources pour aborder la décroissance

Ressources rassemblées par Clément de Flandre (projet tutoré-2015)
La définition

Selon Wikipédia, la décroissance est un concept à la fois politique, économique et social, selon lequel l'accroissement permanent de la démographie mondiale et la croissance économique qui en découle ne sont pas des bienfaits pour l'humanité mais représentent des dangers pour l'environnement, pour la paix, voire, selon les prévisions les plus pessimistes, pour la survie de l'espèce humaine. Le concept de décroissance s'oppose ainsi à celui de développement durable.

Une théorisation de la décroissance


Les limites à la croissance (dans un monde fini), Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers, traduction Agnès El Kaïm, français traduit de l'anglais, Editions Rue de l'échiquier, Paris 2012, 425 pages, ISBN: 978-2- 917770-35-1
1 exemplaire empruntable à la Bibliothèque Universitaire : salle violette cote 330.352 MEA

En 1968, le Club de Rome commande à une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology un rapport pour analyser les conséquences planétaires des hypothèses envisageables pour les politiques économiques et industrielles. Ce rapport publié en 1972, intitulé Limits to Growth, est la première étude importante soulignant les dangers économiques de la croissance de la consommation des matières premières et de la croissance démographique que connaît alors le monde. Ce document aura un retentissement considérable puisque, traduit en trente langues, il se vendra à douze millions d'exemplaires.




Le temps de la décroissance, Serge Latouche et Didier Harpagès, France, Editions Le bord de l'eau, 2012, 91 pages, ISBN: 978-2-35687-202-9
1 exemplaire disponible et empruntable à la Bibliothèque Universitaire : salle violette, cote G 330.352 LAT.

Dans ce livre, les deux auteurs le bilan du mode de vie actuel, toujours déterminé par le temps et le fait qu'il exploite les humains, temps qu'il faut selon eux se réaproprier. Ils remettent en cause le système actuel de production capitaliste et le consumérisme censé apporter le bonheur ; ils prônent le « travailler moins pour vivre mieux » et exposent donc sommairement la théorie de la décroissance. Dans le dernier chapitre, des exemples plus concrets sont données : Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), slow cities (villes lentes), habitats groupés...

Une mise en application de la décroissance


Vivre la simplicité volontaire. Histoires et témoignages, Sous la direction de Cédric Biagini, Editions L'Echappée, 2014, 278 pages, ISBN 978-2915830897 1 exemplaire disponible et empruntable à la cartothèque.

Des habitants de zones urbaines ou rurales vivent sans voiture, sans télévision, sans téléphone portable, sans lave-linge et même parfois sans frigo... tout en étant investis dans la vie locale et en soutenant que l'on est plus heureux en possédant moins. Parmi eux, des jeunes parents intégrés professionnellement refusent l'engrenage des carrières, de l'argent, de la consommation et choisissent plutôt la solidarité et l'épanouissement intellectuel et social. D'autres ont décidé de vivre en autarcie, par exemple dans une maison qu'ils ont construite dans les bois, sans eau ni électricité, «en grève générale quotidienne contre le capitalisme». D'aucuns refusent un travail aliénant et se tournent vers des métiers artisanaux : cordonniers, ébénistes, brasseurs ou paysans. Certains ont pourtant eu une vie tout ce qu'il y a de plus conformiste, comme cet ancien ingénieur qui gagnait 100 000 euros par an et qui a tout plaqué car sa «vie n'avait aucun sens». Toutes ces trajectoires, bien que très différentes, tentent d'appliquer les principes de la simplicité volontaire : une philosophie pratique selon laquelle la vie se trouve ailleurs que dans l'accumulation indéfinie et le «tout, tout de suite».



Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi, Editions Actes Sud, 2010, 141 pages, ISBN: 978-2-7427-8967-2
1 exemplaire disponible et empruntable à la Bibliothèque Universitaire : salle violette, cote G 504.13 RAB.

Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses. Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d’une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l’usine, l’homme s’aliéner au travail, à l’argent, invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s’est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec la mondialisation...


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