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Témoignages - Rencontre avec Antonella Foschi, coordinatrice de l'UFR TES

Bonjour ! Quelques mots de présentation ?
Je m'appelle Antonella Foschi, j'ai 31 ans et je suis ingénieur d'études ITRF. Je suis d'origine italienne, j'ai suivi une partie de mon cursus en Italie avant de venir en France, à Nanterre, dans le cadre de mes études de Master.
J'ai fait mon entrée dans la vie professionnelle à la fin de cette période. A la suite de mon stage de M2, j'ai obtenu un emploi dans le privé durant 14 mois. Au terme du contrat est venue une proposition de CDI mais je me suis trouvée trop jeune pour être "enfermée" dans un CDI. Je souhaitais avoir d'autres expériences, c'est pourquoi j'ai tenté un concours de la fonction publique.

Tu souhaitais devenir ITRF depuis tes années d'Université ?
A l'époque je ne savais pas du tout ce qu'était un ITRF ni ce qu'était un ingénieur d'études ! Une connaissance m'a mise au défi de passer ce concours et je l'ai eu. Je suis fonctionnaire depuis 2008.
J'ai commencé par travailler trois années comme chargée de la Valorisation de la Recherche et de la Communication à l'Observatoire National de la Vie Etudiante, à Paris. Mon profil correspondait à leurs besoins, j'ai donc créé de toute pièce le service de communication dont ils avaient besoin, la charte graphique et l'ensemble des outils de com' qui vont avec.

Après avoir fait le tour de la question, j'ai cherché à me spécialiser et je suis donc arrivée à Paris-8 en février 2012, au Service Communication. Durant 6 mois, j'ai tenu la responsabilité par intérim de ce service suite au congé maternité de la personne en poste, et une fois les 6 mois passés, la responsable n'est pas revenue. J'ai donc postulé pour une mutation en interne et je suis devenue responsable du Service Communication jusqu'en septembre 2013.
En service central on a peu de contact avec la "cible" première que sont les étudiants. Je souhaitais combler cette lacune et c'est pourquoi je me suis présentée au poste de RAF (Responsable Administrative et Financière) de l'UFR TES.

R.A.F., ça consiste en quoi ?
Je vais être très institutionnelle : d'après ma fiche de poste, je dois assurer auprès du Directeur de l'UFR la coordination et la gestion de l'UFR, veiller à la mutualisation et à la rationalisation des moyens, promouvoir et consolider les partenariat existants et renforcer le contrôle de gestion et de pilotage.

Beaucoup de mots pour dire que je coordonne l'activité de l'UFR en essayant de suivre au mieux les gens qui sont déjà en place. Je suis l'activité de 9 personnels, m'assure qu'ils aient à leur disposition l'ensemble des moyens dont ils ont besoin pour remplir leur fonction ou pour mettre en place de nouvelles actions s'ils en ressentent le besoin et voir comment les pérenniser dans le temps quand elles sont positives. J'essaie également de faire en sorte que tous les étudiants aient tous les moyens à disposition, en terme d'enseignants, de salles et de matériel pour que leurs cours se passent dans les meilleures des conditions.

Une grosse partie de mon temps est dédiée à la gestion financière, d'une part de manière prévisionnelle pour l'année à venir et d'autre part on suit le déroulement quotidien, avec la gestion de la DBM (Décision budgétaire modificative), des dépenses et des recettes de l'année en cours.

Ce sont donc des activités variées, impliquant une part importante de communication mais également des fonctions administratives et gestionnaires. Ce vocabulaire et ces réalités, les connaissais-tu avant ?
D'une part, je me devais de le maîtriser pour préparer le concours, et d'autre part, j'ai appris sur le tas. La préparation théorique est une chose, la réalité pratique en est une autre. Tout cela fonctionne également grâce aux relations nouées dans le travail : une UFR ne fonctionne pas seule, elle est toujours en lien avec les services centraux.

Et l'UFR TES, c'est une découverte dans ta vie professionnelle ou est-ce que cela fait sens avec ce que tu as connu avant ?
Les relations professionnelles et personnelles au travail sont inscrites dans un cadre bien plus strict. Tu peux beaucoup moins t'appuyer sur des rapports personnels dans ta vie professionnelle même si ça tient au caractère de chaque personne : tu es ouvert, souriant, à l'écoute, forcément tu as un retour !
L'univers du public et du privé n'étant pas forcément comparables, c'est le degré qui change. Personnellement je ne peux pas comparer les deux puisque la première structure dans laquelle j'ai travaillé était beaucoup plus petite.

Ton expérience a-t-elle changé ta perception de la géographie ?
Pour moi la géographie c'était la géo qu'on apprend à l'école... De l'intérieur, c'est quelque chose de très riche, dans lequel on peut faire beaucoup de choses, dans lequel les étudiants peuvent également s'investir. C'est une belle découverte parce que c'est sûr qu'extérieure et étant maman, je n'aurais jamais incité mon fils à faire des études de géographie !

Un conseil pour les étudiants pour leur future entrée dans la vie professionnelle ?
Qu'ils multiplient les expériences avant de se fixer. C'est vraiment difficile de connaître l'étendue des possibilités sans les expérimenter. Il faut trouver le travail qui nous convient, il faut donc le rechercher. Dans tous les cas, même si l'on essuie des refus, il faut persévérer. Il ne faut pas dramatiser : ces refus font partie du jeu.

Juillet 2014