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Cartothèque - collections


Photographies : un avenir ?

La collection de photographies de la Cartothèque est constituée de plus de 1000 titres pour près de 4000 exemplaires. Ce sont des documents de nature diverse :
Des couples stéréoscopiques. Ils servent pour les cours de cartographie. Utilisés avec des lunettes stéréoscopiques, ils permettent de voir le relief en 3D. Ces couples sont regroupés par type de paysages (reliefs plissés, glaciaires...) ou par zone géographique (Bourgogne, Ile de France...). Ils n'ont pas besoin d'être mis à jour puisque la technique importe davantage que le contenu, s'il reste cependant nécessaire de racheter régulièrement des lunettes.

183 DVD de photos aériennes numériques récentes (DVD PhotoExploreur). Ces DVD sont couplés avec les cédéroms CartoExploreur de cartes au 1:25 000 numérisées. En général, chaque DVD recouvre un demi département français.

Près de 300 diapositives, une centaine d'images satellitaires (datant en majorité des années 80, elles ont perdu beaucoup de leur intérêt), 4 pochettes de photos obliques (paysages français du milieu du XXe siècle), des stéréogrammes, 20 photos en format mural (les côtes françaises, quelques villes dans la 2e moitié du XXe siècle), quelques cédéroms de photos prises par des étudiants.

Si certains enseignants ont leurs habitudes avec ces photographies, la plupart n'en font pas usage pour leurs cours. Sans doute utilisent-ils des documents trouvés sur internet (notamment par le biais de Google image) ou rapportés de leurs terrains. Il fut un temps où ces photos étaient projetées aux étudiants à partir de diapositives (souvenez-vous du panier qu'il fallait remplir et de la diapo à l'envers...). Aujourd'hui elles sont le plus souvent affichées avec le vidéoprojecteur. Créer une collection de photos numériques à partir des documents des enseignants pourrait être un projet passionnant. Cela permettrait de suivre l’évolution de certains lieux sur des années. Mais le travail de collecte et de sélection rend ce projet impossible à réaliser.

Pour développer l'usage de ces collections de photographies, plusieurs pistes
Prouver leur intérêt pédagogique en les faisant connaître par nos bulletins d'information, nos expositions, etc.
Développer le fonds en achetant de nouvelles photographies à condition que les enseignants y trouvent un intérêt pédagogique.
Adapter les collections existantes aux nouveaux supports en les numérisant mais cela ne concernerait ni les grands formats, ni les couples stéréoscopiques et de plus, se posera la question des droits d'auteur.

Nous pouvons aussi sortir du cadre de la Cartothèque et :
Constituer une collection virtuelle de photographies en référençant les sites internet qui proposent des photographies libres de droit dans les domaines de la géographie. Travail de titan dont l'utilité n'est même pas certaine.
Réduire un sujet à une demande précise est un bon moyen de parvenir à synthétiser un résultat. Pour les photos, il faudrait donc s'entendre avec quelques enseignants pour définir un domaine précis puis dresser la liste des ressources. Cette démarche est proche de celle d'un centre de documentation.

Faire connaître les photos aériennes gratuites disponibles sur le site de l'IGN. 300 000 sont déjà en ligne sur 500 000 (exemple sur St Mandé). Comme elles ne sont pas isolées mais seulement différenciées par une info bulle, il n’est pas aisé d’exploiter cette ressource. On peut toutefois espérer que ces photos gratuites seront rapidement basculées dans GéoPortail.

Les photographies sont un bon exemple de ces collections potentiellement intéressantes dont le développement est délicat. C'est un fonds en sommeil avec un contenu paradoxalement très à la mode. Il suffit de voir l'extraordinaire croissance des photos sur internet : très rares sont les sites sociaux ou autres qui ne soient pas illustrés par une ou plusieurs photos.
A première vue, il semble donc facile de revaloriser la collection en l'ajustant aux nouvelles technologies. Mais d'abord tous les documents ne sont pas numérisables et de plus nous ne sommes pas dans l'ornemental mais dans une université. Quelle valeur possède une photo brute ? L'enseignant et l'étudiant l'enrichissent de leurs analyses ; ces commentaires sont aussi nécessaires que la légende sur une carte. Se contenter de suivre la mode en fournissant des illustrations n'a pas grand intérêt. Créer de la valeur ajoutée, au contraire, est bien plus passionnant : la photo devient ainsi un véritable outil de la géographie.
Mais qui pour le faire ? Les enseignants, que ce soit pour constituer une collection à partir de leurs documents ou pour commenter les collections existantes, ne sont pas vraiment disponibles.
La ou les solutions sont donc à improviser.


Juin 2011